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Une activité est déjà signalée vers la fin des années vingt sur des terrains depuis longtemps désaffectés, voire oubliés de Moirans et de Pont de Claix.
C'est en 1937, sur les terrains encore vierges du Sud de Grenoble que naît l'aérodrome de Grenoble-Eybens baptisé Jean Mermoz.
Son histoire est  liée à celle de l'Aéroclub du Dauphiné.
De nombreux pilotes de ligne, pilotes militaires , instructeurs, généraux et colonels de l'armée passent par Jean Mermoz avant de conquérir d'autres cieux.
Fils spirituels de Pegoud et de Saint Exupery, Yves Thouvard dans son Potez  60, Henri Giraud et son Dragon De Haviland tracent alors la voie quasi inexploitée de l'aviation en montagne.
La mémoire d'Albert Girard Blanc, membre combattant volontaire de la résistance, membre de l'Aéro-club du Dauphiné depuis ses débuts, nous racontait dans le journal du cinquantenaire de l'Aéro-club en 1983:
"L'implantation au Versoud de l'Aéroclub du Dauphiné est bien antérieur à 1968. En 1924, au mois d'Août, réalisant un vieux rêve d'enfant, j'atterissais dans les prairies du Versoud en compagnie de Jean Salis et Georges Biessy, fondateurs de l'Aéroclub du Dauphiné.
En 1946, autorisés par quelques propriétaires mais combattu par d'autres, des camarades passionnés par un même idéal, et à qui je rends hommage, et moi même venions nous entraîner chaque semaine au vol à voile à "Jean Mermoz".
J'ai formé à Lancey une section de l'Aéro-club du Dauphiné avec l'aide de la municipalité, d'industriels et d'instituteurs. Nous travaillions chaque dimanche et pendant nos heures de loisir à combler les fossés, abattre des arbres et c'est ainsi que nous avons aménagé un terrain d'aviation que nous avons baptisé "Saint Exupéry", en hommage au célèbre pilote-écrivain, mon camarade de chambrée à l'escadrille des "Cigognes" où j'avais accompli mon service militaire et appris à piloter.
En 1948, avec la seule aide de ma femme, j'ai construit un avion que je continue, à 82 ans, à piloter.
En 1950, uniquement intéressé par la pratique de l'aviation et par sympathie pour l'Aéro-club du Dauphiné, je laissais à d'autres le soin de continuer l'oeuvre entreprise. Aujourd'hui mon voeu le plus cher est de voir tous les pilotes fréquentant le terrain du Versoud, unis par leur passion et leur idéal, former une grande et même famille et retrouver dans la paix, la camaraderie et l'amitié qui unissaient les pilotes de 1914-18 et ceux de la remarquable escadrille 'Normandie-Niemen'."
Avec les années, l'Aéroclub du Dauphiné acquiert une réputation nationale: les activités se multiplient: vol moteur, vol à voile, parachutisme; les plus grands pilotes y sont nés et Henri Giraud réalise des exploits:

-Le 27 Aout 1957, il pose un Piper J3 sur le Mont Aiguille et réïtère par la suite la prouesse 53 fois.
-Le 23 Juin 1960 il pose son Piper PA18 au sommet du Mont Blanc à 4807 mètres, un modèle de précision.

Ce pionnier du vol montagne, alors chef pilote à l'Aéroclub du Dauphiné se dépense sans compter pour le développment de l'aviation. Sous son impulsion, l'Aéroclub connaît alors une rapide expansion
En 1967, l'Aéroclub quitte le terrain d'Eybens pour permettre la construction de la cité Olympique nécessaire pour les jeux de 1968. Il s'installe sur le terrain du versoud aménagé par la chambre de Commerce et d'Industrie de Grenoble, entre la chaîne de Belledone et le Massif de la Chartreuse