Aviateur Initiateur de la Technique d’Atterrissage en Montagne Hommage à
La plaque apposée en 2019 par l’association des pilotes “Les Vieilles Tiges” sur la façade de l’ACD à la mémoire de Marcel, qui fut notre mentor à tou(te)s quand il s’est agi d’aller rouler ou glisser en montagne…
Marcel Collot
Mon premier vol avec Marcel  Comme tous les ans on doit se faire lâcher sur neige. Vous connaissez Serge il s'adresse à Marcel qui se trouvait par là : "Va relâcher ce rigolo."  Nous voila partis pour le glacier du St Sorlin avec un autre pilote derrière, qui lui demandait son relâcher sur Huez.  Arrivés là-haut, après les reconnaissances d'usage, impossible de monter à plus de 9600ft ! Donc je décide de faire une finale plus courte et me pose. Marcel me demande si je suis content de moi, je réponds que mon atterrissage était correct. Et là : "Ton altitude n’était pas bonne, etc..."  On recommence, et je tourne, et je tourne, impossible de faire monter l’avion. Marre, je lui dis "Vas-y, toi qui es si malin, montre-moi !" L'ancien vélivole qu’il était va chercher ses coins, et là, niet, 9600ft, pas un de plus. Après un dernier posé, direction Huez. Arrivée décontractée, mais Marcel intervient : "C’est ça une reco ? Point d’aboutissement et de toucher, ok ?"  Je pose dans les normes, entre 10 et 20m du point choisi. On recommence, mêmes paramètres, et là, posé 20m en avant du point choisi. Marcel se réveille : "Si c’était une crevasse tu serais mort." Il avait sauvé la face après l'épisode du St So !  Une autre fois…  Encore un vol sur le St So, comme tant d’autres, juste avec Marcel. Reconnaissance haute, puis basse hauteur. Dernier virage. Marcel me dit : "À partir du moment où tu te mets en finale tu n’as plus le droit de toucher ni au manche ni aux gaz. Plus que les pieds jusqu’à l’arrondi."  Jamais je n’ai eu autant de démangeaisons dans les mains pendant une finale où je ne pouvais que contrôler l’axe. Mais ça marche !  "Tu vois ?" explique le maître. "Le problème dans un avion c'est le pilote. L'avion il fait ce qu'il faut, il sait voler. C'est le pilote qui gâche tout."  Bon, je le referai jamais seul…  Michel Blondeau
Tout petit déjà, à 7 ans… (ici à droite)
Marcel, à gauche… (militaire, affecté instructeur vol à voile aux Pupilles de l’Air. Aérodrome Grenoble-Eybens, 1949)
…à droite, avec son ami Serge Lizère, instructeurs avion et planeur à l’ACD, à Eybens.…
…dans le planeur. (Premiers atterrissages sur neige à Chamrousse, 1955)
Article et photos, Collection Pierre Courrier
Et il y en a, des pilotes, qui ont volé sous sa férule…!